Adaptation physique chez les coureurs en endurance

Fibres musculaires :

Trois types de fibres musculaires :

  • Type I : Contraction lente – Ils composent principalement les muscles posturaux et d’endurance par exemple, les muscles utilisés sur une longue période de temps, comme les soléaires et gastrocnémiens lors d’un marathon. Sa principale source d’énergie est l’oxygène pour transformer le glycogène en énergie (ATP).
  • Fibre de type IIA :Contraction rapide – Elles sont moins endurantes que les types I mais, plus fortes. Elles permettront une contraction plus explosive et plus puissante lors d’un mouvement. Elles utiliseront essentiellement le glycogène musculaire pour créer de l’énergie (ATP).
  • Fibre de type IIB :Contraction rapide – Ce sont les fibres musculaires les moins endurantes mais, les plus volumineuses et les plus fortes. Elles utilisent uniquement le glycogène pour créer l’énergie.

 

Type d’adaptation Muscles & Modifications
Fibres musculaires Gastrocnémiens (mollets) : Augmentation du nombre de fibres musculaires en terme d’endurance et diminution de la quantité de fibres hybrides.

Chez les coureurs : Composés à 70 % de fibres endurantes (Type 1)

Chez les non-coureurs : Composés à 50 %

Quadriceps :

Coureur : composé à 42% de fibre de type 1 et de 40% de fibre de type 2A

Vaste latéral :

Coureur : % plus élevée de fibres de type 1 et un % plus faible de type 2B

 

Métabolisme musculaire :

Chaque contraction musculaire est la conséquence d’un besoin énergétique. Il y a donc trois manières de produire l’énergie pour le muscle.

  • Catalyser la créatine phosphate pour produire l’adénosine triphosphate (ATP) avec une molécule d’adénosine diphosphate (ADP). Cette méthode utilisée pour les exercices de courte durée et d’intensité élevée ;
  • Par glycolyse donc, par l’utilisation du glucose, mais sans oxygène ;
  • Par mitochondrie, donc la respiration cellulaire. Cette méthode est efficace pour les longs efforts physiques.
Type d’adaptation Muscles & Modifications
Métabolisme musculaire Tous les types de fibres semblent montrer une augmentation de l’utilisation de l’oxygène à l’effort, surtout au niveau des muscles ayant un haut pourcentage de fibre de type 1.

 

Cette utilisation les mitochondries mène également à une plus grande utilisation des lipides! C’est-à-dire que les efforts cardiovasculaires sur une longue période de temps vont permettre l’utilisation des graisses à l’effort.

 

Capillarisation musculaire :

Afin de permettre au muscle un apport adéquat en oxygène et en nutriment, tant pour la récupération post exercice que pendant l’effort, il se doit d’avoir une augmentation de petits vaisseaux sanguins (capillaires sanguins).

Ces capillaires sont également responsables de la thermorégulation (régulation de la chaleur corporelle).

Type d’adaptation Muscles & Modifications
Capillarisation musculaire Vaste latéral :

Chez les coureurs :

–        Présence plus importante de capillaire pour une fibre musculaire. On observe un ratio de 1.5 capillaire pour 1 fibre musculaire ;

–        Augmentation du pourcentage du périmètre de la fibre en contact avec un capillaire ;

–        Augmentation de la densité des capillaires.

Chez les sédentaires : le ratio est de 1.05 chez les sédentaires pour 1 fibre musculaire.

 

En bref, l’augmentation du nombre de capillaires, de leur densité ainsi que de leur surface de contact avec la fibre musculaire aura pour résultat une amélioration de la performance sur une longue distance.

Ces modifications sont plus importantes avec des entraînements en continues plutôt qu’en intervalle d’intensité !

Adaptations tendineuses :

Type d’adaptation Muscles & Modifications
Les tendons L’étirement maximal des extenseurs des genoux (dont les quadriceps) est inférieur chez les coureurs!

 

Épaisseur du tendon d’Achille ainsi que du tendon patellaire est supérieur chez les coureurs par rapport aux non-coureurs.

Il est important de noter qu’une diminution de la rigidité de ces tendons est associé à de meilleure performance chez les coureurs de longue distance.

Donc, les étirements après la course seront pertinents pour maintenir une mobilité articulaire en plus d’avoir un effet positif sur les performances.

 

 

 

Adaptations méniscales :

Type d’adaptation Muscles & Modifications
Méniscale Chez les coureurs : Augmentation de la protéoglycane intraméniscale

Les protéoglycanes augmentent l’emprisonnement d’eau, le ménisque devient donc plus gélatineux. Cependant, la course en endurance n’augmente pas nécessairement les risques d’anormalité des ménisques.

Adaptations osseuses :

Trois principales cellules osseuses ayant des fonctions uniques.

  • Ostéoblastes = production de matière osseuse et deviennent des ostéocytes dans leurs évolutions, participent à la production du collagène.
  • Ostéocytes = cellules osseuses matures répondant aux fonctions métaboliques de l’os.
  • Ostéoclastes = responsables de la dégradation (résorption).

 

L’activité physique est reconnue dans le monde de la science pour favoriser ce cycle continuel.

 

Contrairement à l’os, le cartilage n’est ni innervé ni vascularisé. C’est pour cette raison, entre autres, que l’arthrose est une condition évolutive. Son rôle principal est l’absorption des chocs ainsi que la diminution des frictions.

Il a longtemps été dans les croyances que les impacts répétés à la course à pied étaient néfastes pour les articulations, causant la dégradation des tissus.

 

Type d’adaptation Muscles & Modifications
Osseuse La traction des muscles sur les os provoque un remodelage.

 

Les impacts favorisent également le remodelage de l’os :

50% de la densité osseuse est dû à la génétique individuelle ;

50% de la densité osseuse dépend du mode de vie (alimentation, quantification du stress mécanique).

 

Si on compare la densité osseuse de coureur en

endurance VERSUS des cyclistes :

Chez les coureurs la densité osseuse plus marquée! Au-delà de la densité osseuse, il est également observé une augmentation de la géométrie de l’os du essentiellement aux petits impacts répétés en course à pied.

 

La course à pied en endurance contribue à augmenter la densité osseuse des membres inférieurs (jambes), des vertèbres thoraciques (T1 à T12) et des lombaires.

Par contre, l’élément important à retenir est la quantification du stress mécanique !

Cartilagineuse Sur une période de 10 années de pratique de la course à pied chez des coureurs, aucun changement n’a été noté concernant le cartilage et du grade d’arthrose de la hanche et du genou. Au niveau rotulien. Une augmentation de l’épaisseur du cartilage aurait été notée comparativement aux individus sédentaires.

 

Évidemment, la quantification du stress mécanique (l’évolution adéquate de l’intensité et du volume d’entraînement) ainsi que la technique de course sont des éléments importants à prendre en considération.